Les dérives langagières, telles que la diffamation, l’injure publique, l’incitation à la haine ethnique ou religieuse, ou encore la propagation de fausses nouvelles, constituent des infractions pénales courantes en Côte d’Ivoire. Selon Me Koné, ces actes non seulement portent atteinte à la dignité des personnes, mais menacent également la cohésion sociale et la stabilité nationale. « Le journaliste professionnel doit rester dans le cadre légal dans l’exercice de sa fonction », a martelé le Procureur de la république de 1e instance , insistant sur la responsabilité éthique et juridique des médias. Et d’ajouter : « Selon l’article 19 de la Constitution ivoirienne, la liberté d’expression est garantie, mais strictement encadrée par la loi. Toute communication ou commentaire, même au nom de cette liberté, peut entraîner des poursuites judiciaires s’il contrevient à la législation ». Le procureur de la République près le Tribunal de 1ère instance d’Abidjan n’a pas manqué d’indiquer que si des propos d’un journaliste violent les droits d’autrui ou compromet la sécurité nationale, une investigation sera déclenchée pour évaluer les propos tenus. En cas d’infraction, le procureur n’hésitera pas à engager des poursuites, conformément au cadre légal.
En complément, Me Koné Braman, également procureur de la république près du commerce a fait qu’en Côte d’Ivoire, la diffamation et les injures par les journalistes sont épargnées de peine privative , selon la loi. Le procureur peut requérir une amende, dont le montant dépend de l’infraction. Si l’amende n’est pas payée, le journaliste risque l’emprisonnement par contrainte par corps.
Pour finir, Me Koné Braman a mis en garde journalistes et internautes contre les sanctions pénales liées aux abus de la liberté d’expression.
L’Autorité nationale de la presse (ANP), sous la présidence du Professeur Samba Koné, tient chaque mois sa formation habituelle à l’intention des professionnels des médias , nommée « ANP Academy ».
Maya Konan
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