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Thomas Sankara, 39 ans après : un souvenir mémorial pour le Burkina Faso

jeudi 15 octobre 2026, le Burkina Faso marque les 39 ans de l’assassinat de Thomas Sankara et de douze de ses compagnons, tués le 15 octobre 1987 au Conseil de l’Entente, à Ouagadougou.

Ce jeudi 15 octobre 2026, le Burkina Faso marque les 39 ans de l’assassinat de Thomas Sankara et de douze de ses compagnons, tués le 15 octobre 1987 au Conseil de l’Entente, à Ouagadougou.

Que s’est-il passé le 15 octobre 1987 ?

Arrivé au pouvoir le 4 août 1983, le capitaine Sankara avait rebaptisé la Haute-Volta en Burkina Faso un an plus tard. Le 15 octobre 1987, en fin d’après-midi, un commando ouvre le feu sur la réunion qu’il tient au Conseil de l’Entente. Il a 37 ans. Son compagnon d’armes Blaise Compaoré prend le pouvoir le soir même et le garde vingt-sept ans.

Il a fallu attendre 2022 pour un verdict. Le 6 avril de cette année-là, le tribunal militaire de Ouagadougou a condamné par contumace Blaise Compaoré à la prison à perpétuité, comme Hyacinthe Kafando, présenté comme le chef du commando, et le général Gilbert Diendéré. L’ancien président vit en Côte d’Ivoire depuis sa chute en 2014.

Le Mémorial Thomas Sankara, un chantier à 117 milliards

Depuis le 17 mai 2025, Sankara et ses douze compagnons reposent dans un mausolée bâti sur le site même du Conseil de l’Entente, financé entièrement par l’État. L’inauguration avait attiré plusieurs délégations étrangères.

Le reste du Mémorial Thomas Sankara, dessiné par l’architecte burkinabè Francis Kéré, lauréat du prix Pritzker, avance plus lentement. Le projet complet est estimé à 117 milliards de FCFA et prévoit seize équipements culturels, éducatifs et civiques. En octobre 2025, le comité international du Mémorial a lancé la campagne « Ma brique pour Sankara », qui vise 4 milliards de FCFA auprès des Burkinabè, de la diaspora et des partenaires.

Un héritage revendiqué par Ibrahim Traoré

Au pouvoir depuis septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré cite volontiers son aîné. Souveraineté et production locale : le discours officiel puise largement dans la Révolution démocratique et populaire de 1983. L’intérêt dépasse les frontières burkinabè. Ce jeudi, le nom de Thomas Sankara faisait partie des recherches qui montaient sur Google en Côte d’Ivoire, où vit toujours l’homme condamné pour sa mort.

source: Afriquesur7