Renversé par un coup de force militaire, Umaro Sissoco Embaló s’est exilé depuis novembre 2025. Mais il ne compte pas rester encore longtemps loin de la gestion de son pays. Le président déchu annonce son retour et, par ricochet, sa candidature à l’élection présidentielle. Dans le cadre de cette ambition politique, l’ancien président bissau-guinéen pourrait regagner très bientôt son pays. Selon Jeune Afrique, ce retour au bercail est prévu pour le 4 octobre 2026. « Oui, je serai candidat », a-t-il confirmé, selon les propos rapportés par le magazine.
Conformément à la charte de la transition qui régit le fonctionnement du pouvoir militaire en place, le général Horta N’Tam ne peut pas se présenter à l’élection présidentielle. Umaro Sissoco Embaló compte donc sur la bonne foi de Horta N’Tam pour respecter cette disposition. Les deux hommes sont restés proches, mais est-ce une garantie dans un contexte africain où les militaires, une fois au pouvoir, ne veulent plus céder la place aux civils ? Politicien averti, Umaro Sissoco Embaló ne doit certainement pas occulter la possibilité d’un revirement. Les scénarios survenus en Guinée-Conakry, au Gabon, au Mali, au Niger et au Burkina Faso en disent long.
Pour l’instant, Umaro Sissoco Embaló reste focus sur son projet de briguer la magistrature suprême. Pour ce faire, il se donne déjà les moyens, à commencer par la mise en place d’un mouvement dénommé « Plateforme républicaine ». Un instrument politique qui lui permettra de réunir au sein d’un même creuset ses militants, sympathisants et grands soutiens.
source: Afriquesur7

