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FRANCE /Femmes en science : l’UNESCO dit stop aux inégalités et passe à l’action 

Le siège de l’UNESCO, en France, a accueilli ce mardi une cérémonie et plusieurs panels de haut niveau à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, célébrée chaque année le 11 février sous l’égide des Nations unies. Cette édition 2026 a été placée sous le thème : « De la vision à l’impact : redéfinir les STEM en comblant l’écart entre les genres ».

Paris, 11 février 2026. Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies, cette journée vise à promouvoir l’égalité des genres dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM), où les femmes et les filles restent encore largement sous-représentées.

Un constat préoccupant mais mobilisateur

Selon les données rappelées lors du sommet, les femmes ne représentent qu’environ 35 % des chercheurs dans le monde, un chiffre qui chute davantage dans des secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle, l’informatique ou l’ingénierie avancée. Les stéréotypes de genre, l’accès inégal au financement, le manque de mentorat et la faible présence des femmes dans les instances décisionnelles scientifiques demeurent des obstacles majeurs.

Face à ce constat, les responsables onusiens et les experts réunis à l’UNESCO ont insisté sur un message fort : l’égalité dans la science n’est pas seulement une question de justice sociale, mais un levier essentiel d’innovation, de développement durable et de progrès économique.

 

De l’éducation au leadership scientifique

Les discussions ont mis l’accent sur la nécessité d’agir à plusieurs niveaux :

* encourager les filles dès le plus jeune âge à s’orienter vers les filières scientifiques ;

* renforcer les programmes de mentorat, de bourses et de formation ciblés ;

* créer des environnements professionnels inclusifs, favorables à l’accès des femmes aux postes de responsabilité scientifique et technologique.

Les intervenants ont également souligné l’importance de lier les STEM à d’autres domaines comme les sciences sociales, la finance et l’intelligence artificielle, afin de bâtir des innovations plus éthiques et inclusives.

Des femmes scientifiques érigées en modèles

La journée a aussi été l’occasion de célébrer des figures féminines qui ont marqué et continuent de marquer l’histoire des sciences. Parmi elles, Marie Curie, double lauréate du prix Nobel, symbole universel de l’excellence scientifique féminine, ou encore Rosalind Franklin, dont les travaux ont été déterminants dans la découverte de la structure de l’ADN.

Des scientifiques plus contemporaines ont également été mises en avant, notamment des lauréates des programmes L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, engagées dans des domaines allant de la recherche biomédicale à l’équité des algorithmes d’intelligence artificielle. Leur parcours illustre la capacité des femmes à innover, diriger et transformer la science lorsqu’elles bénéficient des mêmes opportunités.

 

Un enjeu mondial pour l’avenir

 

Au-delà de la célébration, la Journée internationale des femmes et des filles de science se veut un appel à l’action. Les défis mondiaux actuels changement climatique, santé publique, sécurité alimentaire, transition numérique exigent la mobilisation de tous les talents, sans exclusion.

À Paris, le message de l’UNESCO et des Nations unies a été sans équivoque : sans la pleine participation des femmes et des filles dans la science, le monde se prive de solutions essentielles pour son avenir.

Marie-Flore Bohoua