Pendant que l’économie mondiale pique du nez, la croissance de l’Arabie saoudite bondit grâce à la cherté du pétrole

2

 

Alors que les perspectives de l’économie mondiale s’assombrissent avec le risque d’une récession, l’Arabie saoudite est l’un des grands gagnants de la situation actuelle, marquée notamment par la crise énergétique en Europe. Après plusieurs années de baisse du prix du pétrole, la monarchie pétrolière bénéficie de la flambée des prix du pétrole qui a accompagné la reprise post-Covid et la guerre en Ukraine.  Résultat : au deuxième trimestre, son Produit intérieur brut (PIB) a bondi de 11,8%, dans la lignée d’un premier trimestre déjà excellent avec une hausse de 9,6%. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance annuelle de l’Arabie saoudite devrait progresser de 7,6% en 2022.

Cette croissance est la conséquence de « l’augmentation significative des activités pétrolières de 23,1%, en plus de l’augmentation des activités non pétrolières de 5,4% », a précisé, ce dimanche, l’Autorité générale des statistiques.

D’une manière générale, la hausse des prix du brut bénéficie aux pays exportateurs, dont ceux du Golfe, courtisés par les puissances occidentales qui leur demandent d’ouvrir les vannes de la production pour calmer les marchés et ainsi limiter l’inflation globale. Le prince héritier d’Arabie saoudite, qui dirige de fait le pays depuis 2017, a reçu début juillet le président américain Joe Biden et a rencontré cette semaine le chef de l’Etat français Emmanuel Macron.

Réunion cette semaine de l’Opep+

Pour autant, pour l’heure, l’Arabie saoudite, qui mène avec la Russie l’OPEP+, résiste et s’en tient aux engagements de production de ce puissant cartel de pays exportateurs. Alors qu’une nouvelle réunion de l’Opep+ est prévue cette semaine, les analystes ne s’attendent pas à un changement de politique. Vendredi, sans grand espoir d’une augmentation de l’offre en perspective, les prix du pétrole ont fini en hausse, alors que les craintes de ralentissement de l’activité persistent.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois a terminé en hausse de 2,28% à 98,62 dollars. Plus tôt en séance, le baril américain grimpait de plus de 5%. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c’est le dernier jour de cotation, a conclu à 110,01 dollars en progrès de 2,67%.

« Les prix du pétrole se sont redressés après qu’Exxon et Chevron se sont montrés optimistes quant aux perspectives de la demande de brut et aux attentes selon lesquelles l’Opep+ n’augmenterait pas la production en septembre », a affirmé Edward Moya de Oanda,

Les acteurs du marché s’attendent à ce que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses dix partenaires (Opep+) laissent inchangés leurs objectifs de production pour le mois de septembre lors de sa prochaine réunion par visioconférence mercredi à Vienne, le siège du cartel.

latribune.fr

Suivez-nous
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Remarque après le formulaire de commentaire

Résoudre : *
34 ⁄ 17 =


العربيةEnglishFrançaisDeutschPortuguêsРусскийEspañolKiswahili