Côte d’Ivoire / L’OIDH lutte contre la désinformation en ligne visant les femmes engagées en politique

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Côte d’Ivoire / L’OIDH lutte contre la désinformation en ligne visant les femmes engagées en politique

L’Observatoire Ivoirien des Droits de l’Homme (OIDH), a organisé ce mardi 25 Janvier 2022, un point de presse à son siège à Cocody  Riviéra-Palméraie.

L’objectif de ce point de presse était de rendre public les résultats d’observations comptant pour la période du 1er décembre au 15 Janvier 2022 relatifs à la désinformation en ligne liée à l’actualité sociopolitique et aux cas de violences visant les femmes engagées en politique.

Il s’inscrit dans le cadre de l’exécution de la seconde phase du projet du monitoring de la désinformation en ligne en Côte d’Ivoire mis en œuvre par l’OIDH depuis juin 2020 grâce à l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) et le soutien technique du National Democratic Institute (NDI). Cette initiative vise à atténuer l’impact des fausses informations sur les processus politiques et à attirer l’attention de l’opinion publique nationale et internationale sur la désinformation sur les violences en ligne visant les femmes engagées en politique.

Selon M. Yannick Anaky coordonnateur du projet de lutte contre la désinformation en ligne en période électorale, sur la base d’un échantillon de 148 groupes (publics ou privés), pages et profils Facebook, l’OIDH n’a identifié aucun cas de désinformation lié au processus politique, en raison probablement de l’actualité sociopolitique relativement calme durant la période d’observation susmentionnée.

En revanche, 85 cas de violences en ligne visant les femmes engagées en politique ont été répertoriés. Ces violences issues de 21 plateformes Facebook (5 profils, 2 groupes et 14 pages) ont particulièrement visé 10 femmes.

Par ailleurs, il a précisé que deux principales typologies se dégagent de ces violences à savoir les violences psychologiques (qui représentent 96,50%) et les violences sexuelles (qui représentent quant à elles 3,50% des observations).

Au cours de cette période d’observation, l’OIDH a aussi identifié des mots-clés employés en vue de porter atteinte à l’honorabilité de ces femmes.

Toutefois, l’OIDH a fait des recommandations afin d’atténuer les impacts des violences en ligne contre les femmes engagées en politique.

Pour ce faire, l’OIDH demande au  gouvernement ivoirien de sensibiliser sur la violence à l’égard des femmes en politique en tant que problème pour la démocratie, les droits de l’homme et l’égalité des sexes. Sans oublier la formation des acteurs étatiques et le grand public sur le phénomène et la mise en place des mécanismes pour recueillir des témoignages sur les violences faites aux femmes en vue de libéraliser la parole.

Aux acteurs politiques, elle souhaite qu’un accent sur mis sur la formation et la sensibilisation des militants et abonnés followers sur les bonnes pratiques démocratiques,  les droits de l’égalité des sexes, au genre et au harcèlement sexuel en ligne.

Aux administrateurs des plateformes, l’OIDH souhaite l’élaboration d’une charte commune incluant des sanctions contre les membres de leur fora qui publient des discours haineux, xénophobes, sexistes ou les fausses informations de nature à troubler l’ordre public.

Quant aux acteurs des médias, il leur a été demandé de produire des articles sur les questions des violences contre les femmes politiques afin d’informer et sensibiliser les populations. Ils ont été par ailleurs, appelés à soutenir les initiatives de lutte contre les violences faites aux femmes pour une meilleure visibilité et promotion.

Les acteurs de la société civile pour leur part,  ont été invités à promouvoir l’éducation aux médias médias.

AMED BAMBA 

 

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