La vie reprend progressivement son cours normal à Bissau , deux jours après le coup d’Etat , la nomination du général Horta N’Tam comme président de la transition et la désignation ce vendredi d’un Premier ministre, en la personne de Ilidio Vieira Té, qui a été le dernier ministre des Finances du président destitué Umaro Sissoco Embaló.
Administration marchés et commerces recommencent à fonctionner, certains transports recommencent à rouler. Les Bissau-guinéens, eux, ont pu ressortir ce vendredi matin, et ont été autorisés par les militaires à rouvrir leurs commerces. Dans le centre de la capitale, les rues reprennent peu à peu leur couleur habituelle. Tout semble donc être revenu à la normale, comme si la vie avait simplement repris son rythme habituel. Pourtant, les Bissau-guinéens vivent désormais sous un régime militaire.
Jeudi soir , un avion affrété par le gouvernement sénégalais grâce à l’implication du président ivoirien a permis l’exfiltration du président déchu. Umaro Sissoko Embaló est arrivé « sain et sauf » à Dakar, selon le ministère sénégalais des Affaires étrangères.
Cette évacuation survient dans un contexte de forte pression diplomatique : la Cédéao et l’Union africaine condamnent le putsch et exigent le rétablissement de l’ordre constitutionnel, la libération des détenus et la garantie d’un retour à des institutions démocratiques en Guinée Bissau.
Ce vendredi soir, l’UA suspend le pays de ses instances la Guinée-Bissau « avec effet immédiat », selon le président de la Commission de l’organisation Mahamoud Ali Youssouf.
source: DEUTSCHEWELLE/AIP