Désinformation : à Abidjan, l’UNJCI et la CEDEAO appellent la presse à se réarmer

l’UNJCI et la CEDEAO

Dans un contexte médiatique miné par la désinformation, la CEDEAO et l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ont ouvert, le lundi 13 mai à Cocody, un *atelier régional de formation* destiné aux professionnels de l’information.

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Pendant deux jours, les journalistes participants  ont renforcés leurs compétences et  partagés leurs expériences autour du thème : « Intégrité de l’information et lutte contre les fausses informations ».

Face à l’influence croissante des fake news sur les réseaux sociaux, cet atelier se positionne comme *un rempart professionnel*, une réponse concrète à l’érosion de la confiance entre les médias et le public.

Jean-Claude Coulibaly, président de l’UNJC

« Aujourd’hui, l’information circule plus vite qu’elle ne se vérifie. Il nous faut des journalistes formés, outillés et responsables », a déclaré Jean-Claude Coulibaly, président de l’UNJC

Renforcer les réflexes face à la manipulation

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Cette formation s’attarde sur des modules pratiques tels que la vérification des faits, la traque des sources douteuses, l’analyse des mécanismes de manipulation de masse, et l’usage éthique des outils numériques.

Une nécessité pour les rédactions de la région, souvent confrontées à des campagnes de désinformation pouvant perturber les processus démocratiques.

Mme Fanta Cissé, Représentante Résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire

« Nous voulons créer une culture de vigilance professionnelle partagée dans toute l’Afrique de l’Ouest », a affirmé Mme Fanta Cissé, Représentante Résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire.

Un espace de réflexion et de réarmement éthique

Dr. Maya Schmaljohann

L’atelier ne se limite pas à la technique : il ouvre aussi *une réflexion de fond sur les valeurs du journalisme*, en particulier l’intégrité, la responsabilité et la transparence. Les interventions de partenaires comme l’Ambassade d’Allemagne, représentée par Dr. Maya Schmaljohann, soulignent l’importance d’un soutien international à la presse africaine face aux nouveaux défis numériques.

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Pour Jean-Claude Coulibaly, cette initiative est une invitation à « *revenir aux fondamentaux du métier*», dans un paysage médiatique saturé de contenus viraux souvent non vérifiés.

Un impératif de survie pour le journalisme

À l’heure où l’émotion, la vitesse et le buzz dominent, la formation vise à armer les journalistes pour qu’ils restent les gardiens de l’intérêt public , capables de résister aux tentations de la facilité et aux pressions économiques.

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« Si nous laissons les fake news nous envahir, c’est notre métier qui perd son âme », a conclu le président de l’UNJCI.

L’atelier s’est  poursuivi jusqu’au 14 mai, avec la participation de journalistes venus de divers pays ouest-africains.

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Cette formation s’inscrit dans une série d’initiatives régionales visant à promouvoir *un journalisme de qualité, résilient et centré sur la vérité*.

 

Bohoua AMF